Prochain paiement des indemnités

Incapacités : 30/06/2026
Invalides : 26/06/2026

Depositphotos_783716086_XL.jpg

Des tiques, même en Europe...

Les tiques ne sont pas seulement présentes en forêt ou en vacances lointaines : elles sont bien implantées dans de nombreuses régions d’Europe. Et toutes ne sont pas identiques. Selon les zones géographiques, elles peuvent transmettre différents agents pathogènes, parfois sérieux pour la santé.

Parmi les maladies transmises, on retrouve notamment la maladie de Lyme (bactérienne) et l’encéphalite à tiques (TBE), une infection virale potentiellement grave.

Qu’est-ce que l’encéphalite à tiques (TBE) ?

L’encéphalite à tiques (TBE) est une infection virale transmise principalement par la morsure d’une tique infectée. Elle peut également, plus rarement, être contractée via la consommation de produits laitiers non pasteurisés contaminés.

Cette maladie est considérée comme sérieuse car, dans environ 1 cas sur 4, le virus atteint le système nerveux central et peut affecter le cerveau.

Symptômes et complications possibles

Dans une première phase, l’infection peut provoquer des symptômes similaires à une grippe :

  • fièvre
  • maux de tête
  • douleurs musculaires (myalgies)

Dans certains cas, la maladie évolue vers une forme plus sévère :

  • paralysie
  • épilepsie
  • troubles cognitifs
  • inflammation de la moelle épinière (myélite)

Environ 10 % des personnes infectées peuvent développer des complications neurologiques à long terme, pour lesquelles il n’existe actuellement pas de traitement curatif spécifique.

Où et quand le risque est-il le plus élevé ?

Le risque d’exposition aux tiques infectées existe dans plusieurs pays européens, notamment :
Autriche, Suisse, Allemagne, Italie, Croatie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Slovénie, Norvège, Suède, Finlande, Roumanie et d’autres régions d’Europe centrale et du Nord.

Le risque est également plus élevé :

  • pendant les mois les plus actifs (principalement du printemps à l’automne),
  • lors d’activités en pleine nature : randonnée, camping, jardinage, etc.

3 questions pour évaluer votre risque

Avant une activité en extérieur ou un voyage, posez-vous ces questions simples :

  1. Où allez-vous ?
    Dans une zone où les tiques sont présentes ?
  2. Quand partez-vous ?
    Pendant la période d’activité des tiques ?
  3. Que ferez-vous sur place ?
    Activités en forêt, dans les herbes hautes ou en pleine nature ?

Si vous répondez “oui” à ces trois questions, une protection adaptée est recommandée.

Comment se protéger efficacement ?

1. Porter des vêtements couvrants

  • manches longues
  • pantalon rentré dans les chaussettes
  • chaussures fermées
  • vêtements clairs pour mieux repérer les tiques

2. Utiliser un spray anti-tiques

  • sur les vêtements
  • et sur les zones de peau exposées

3. Envisager la vaccination

Dans certaines situations ou zones à risque, la vaccination contre l’encéphalite à tiques peut être recommandée. Parlez-en à un professionnel de santé pour évaluer votre situation.

Après une activité en nature : le bon réflexe

Après toute sortie en extérieur :

  • inspectez soigneusement votre peau
  • vérifiez les zones chaudes et humides (aisselles, plis des genoux, cuir chevelu…)
  • retirez rapidement toute tique éventuellement fixée

En résumé

Les tiques sont présentes dans une grande partie de l’Europe et peuvent transmettre des maladies sérieuses, dont l’encéphalite à tiques. Une bonne prévention repose sur quelques gestes simples : vêtements adaptés, protection cutanée, vigilance après les activités en nature et, dans certains cas, vaccination.

Plus d'infos ? Rendez-vous sur www.commentprevenirtbe.be